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Départ matinal pour le Vésuve en train. Arrivée à la gare d'Herculanum où l'on nous redirige autant de fois que nous demandons où se trouve l'arrêt du bus pour le Vésuve. En attendant l'engin, nous faisons connaissance avec un couple de jeunes touristes Australiens qui font le tour d'Europe en quelques semaines. Nous échangeons nos impressions sur l'Italie du Sud et leur recommandons quelques villes à visiter sur la Côte d'Azur française où ils se rendent dès le lendemain. Puis l'autocar antédiluvien arrive enfin, piloté de main de maître par un italien qui aurait pu s'appeler "mètre cube" vu son format. Usage du klaxon à deux tons sans discontinuer tout au long de la montée, et curieuse escale technique de 15 minutes dans un magasin de souvenirs au milieu de la montée, le temps de "réparer l'oblitérateur". C'est là qu'on nous apprend que le bus n'est pas gratuit, et que justement, on peut acheter les billets dans ce bled perdu... De toute façon en Italie, après avoir oblitéré son billet, il y a toujours quelqu'un pour vous le déchirer à la main "à l'ancienne". Ascension à pied le long du chemin panoramique surplombant le Golfe de Naples, et promenade autour du cratère. Le Vésuve se trouve lui-même dans le cratère d'un autre volcan beaucoup plus ancien qui est le mont Soma. Le bord du cratère du Mont Soma protège des coulées de lave le Nord-Est, alors que le reste du cratère a été soufflé par le Vésuve au Sud-Ouest en direction de la mer, là où se trouvaient Pompéï et Herculanum. Nous redescendons tranquillement retrouver notre car qui avec force klaxons nous emmène (ce n'était pas prévu mais tant mieux) direct vers Pompéï.
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