De Pompéi à Capri

Mardi: POMPEI

 

Départ matinal pour le Vésuve en train. Arrivée à la gare d'Herculanum où l'on nous redirige autant de fois que nous demandons où se trouve l'arrêt du bus pour le Vésuve. En attendant l'engin, nous faisons connaissance avec un couple de jeunes touristes Australiens qui font le tour d'Europe en quelques semaines. Nous échangeons nos impressions sur l'Italie du Sud et leur recommandons quelques villes à visiter sur la Côte d'Azur française où ils se rendent dès le lendemain. Puis l'autocar antédiluvien arrive enfin, piloté de main de maître par un italien qui aurait pu s'appeler "mètre cube" vu son format. Usage du klaxon à deux tons sans discontinuer tout au long de la montée, et curieuse escale technique de 15 minutes dans un magasin de souvenirs au milieu de la montée, le temps de "réparer l'oblitérateur". C'est là qu'on nous apprend que le bus n'est pas gratuit, et que justement, on peut acheter les billets dans ce bled perdu... De toute façon en Italie, après avoir oblitéré son billet, il y a toujours quelqu'un pour vous le déchirer à la main "à l'ancienne". Ascension à pied le long du chemin panoramique surplombant le Golfe de Naples, et promenade autour du cratère. Le Vésuve se trouve lui-même dans le cratère d'un autre volcan beaucoup plus ancien qui est le mont Soma. Le bord du cratère du Mont Soma protège des coulées de lave le Nord-Est, alors que le reste du cratère a été soufflé par le Vésuve au Sud-Ouest en direction de la mer, là où se trouvaient Pompéï et Herculanum. Nous redescendons tranquillement retrouver notre car qui avec force klaxons nous emmène (ce n'était pas prévu mais tant mieux) direct vers Pompéï.

Après un rapide, cher et mauvais déjeuner dans une petite cafétéria à touristes, nous entrons dans le site pour commencer à d'arpenter les nombreuses rues de la cité pétrifiée. Du bonheur pour les yeux avec les nombreuses fresques et mosaïques préservées, mais la déception d'un entretien négligé du site. Certains endroits sont très bien mise en valeur par des plantations et des toits reposés comme à l'époque. Celà permet de se rendre vraiment compte des proportions majestueuses des bâtiments, et rend l'endroit plus vivent, moins minéral. De très grands ensembles sont conservés, comme l'amphithéatre à 3 niveaux (20000 places!!!), ou le gigantesque terrain de sport avec sa piscine centrale et ses auvents à colonnes. On note aussi les très originaux "passages piétons" de l'époque, à chaque carrefour des rues ou voies romaines bien pavées: D'énormes blocs de pierre à hauteur de trottoir traversent la route en étant espacés d'une cinquantaine de centimètres. Ils devaient permettre aux chars et chevaux de passer en les forçant à ralentir (les chevaux passaient entre, et les chars par dessus, une roue de chaque côté), ainsi qu'aux piétons de traverser en étant plus haut donc plus visibles, et en les gardant d'avoir à marcher sur la route qui devait être bien sale. Retour par le train depuis la gare de la Villa des Mystères où un petit chien dormait au frais sur un banc en pierre. Il y a là-bas beaucoup de chiens errants qui paraissent nourris et abreuvés par la population. Ils sont calmes et on ne les entend jamais. Détour obligatoire sur la route de l'hôtel par "Pizza e Contorni" avant un sommeil réparateur.






























 

<- veille

De Pompéi à Capri

lendemain ->